Notre Histoire

L’Appel de la Terre : L’Origine de ReverdeSer

Je me présente, je m’appelle Malory, plus connu dans la vallée sous le nom de « Mago ». Une âme libre incarnée en Belgique.

En 2016, j’ai entrepris un voyage profond à la recherche de façons plus conscientes d’habiter la planète, explorant de nouvelles manières de vivre avec la nature et de cohabiter avec les autres. J’ai commencé par marcher jusqu’à Saint-Jacques-de-Compostelle, puis je suis parti en Asie du Sud-Est, jusqu’à arriver en Argentine en 2018.

À mon arrivée en Argentine, j’ai été profondément fasciné et inspiré par les valeurs d’amitié et de solidarité que l’on retrouve dans chaque recoin du pays.

A Córdoba, la magie de la montagne et la chaleur de ses habitants m’ont profondément touché. J’ai ressenti que c’est ici que je devais m’enraciner et j’ai commencé à me former en Bioconstruction (novembre 2018).
Cependant, j’ai rapidement été bouleversé par les désastres écologiques qui affectent la province : déforestation massive, lotissements excessifs, monocultures, élevages intensifs et surpâturage, incendies, pillage des ressources, sécheresse et désertification.

Cet impact a réveillé en moi la mission de protéger un espace naturel. J’ai parcouru et vécu dans différentes vallées, attendant patiemment qu’apparaisse l’endroit où je pourrais offrir pleinement ma magie. C’est à Traslasierra que j’ai ressenti ce profond et puissant appel (novembre 2023).

De ce ressenti est né le projet ReverdeSer Solidaridad. Mon rêve est de créer un espace où nous puissions vivre en harmonie avec la nature et apprendre de sa sagesse. Un élan d’amour m’a poussé à faire le premier pas, confiant que je n’étais pas seul, que beaucoup ressentaient la même chose, et que les bonnes personnes arriveraient. Et elles arrivent chaque jour.
De plus, en tant que voisin, j’ai le privilège d’être entouré d’un groupe de philanthropes qui ont acquis un total de 1 100 hectares et sont eux aussi en train de créer une réserve. Magma, le responsable, a été un signe que j’étais au bon endroit.

J’ai une profonde foi en l’être humain et je crois que, lorsque nous nous unissons à travers l’amour, nous sommes capables de tout transformer. L’union est notre plus grande force et la seule manière de générer un impact positif et durable. Ce n’est qu’en nous reconnectant à la Terre et entre nous-mêmes que nous pourrons guérir les blessures que nous avons causées.

Mon intention est de contribuer à un monde plus uni, plus conscient, plus durable et plus sain, où l’Amour pour la vie et la solidarité guident nos pas.

ReverdeSer Solidaridad est né comme une preuve d’amour et de confiance en la vie.

L’Amitié est le pilier essentiel pour soutenir un tel projet.

Et l’Amour, source de confiance et d’inspiration.

Merci à tous mes amis, spécialement à Luz, Jere, Vir, Kevin & Juli et à Vicky, ma compagne 💚
Et à toutes les personnes qui apparaissent chaque jour 💫

Nous commençons tout juste et nous grandissons petit à petit. Chaque jour est un apprentissage.

Comment le terrain Fût-Il acquis

Cela faisait quatre ans que j’attendais d’être le gardien d’une terre et, « par hasard », j’ai appris la mise en vente d’une grande extension de nature à un prix accessible (260 hectares pour 40.000€). Accompagné de Vir, nous sommes allés voir cette terre un beau jour de septembre 2024, poussé par la curiosité et sans rien attendre de particulier, mais avec un profond enthousiasme.

À notre arrivée, j’ai été émerveillé par le caractère sauvage du lieu et par le silence offert par l’éloignement. Cependant, la sécheresse de la région m’a inquiété. Au début, j’ai pensé que c’était une folie totale de se lancer dans un endroit comme celui-ci. Mais mon ressenti disait complètement autre chose… J’ai senti, au plus profond de mon être, que je devais rester : qu’il y a beaucoup d’espoir, et que c’est ici que je dois être. Ce ressenti fut merveilleux, et bien plus fort que la peur provoquée par mes pensées.

J’ai donc écouté cet appel et j’ai versé un acompte pour l’achat.
De manière assez désorganisée, car je n’avais rien préparé et je ne disposais que de 25 % de la valeur du terrain. Au mois d’octobre, on m’a accordé un délai immobilier de quatre mois…

En plaisantant avec les amis Luz, Kevin et Juli, une idée a émergé… et si on organisait une tombola avec la Tortue !? (ma petite maison roulante dans laquelle j’avais vécu un peu plus d’un an dans le terrain de Jere)

Magiquement, cela s’est produit et nous avons pu atteindre 55 % du budget. Pour le reste, j’ai essayé de trouver des fonds en écrivant à des dizaines d’organismes de financement de projets, à des fondations, au gouvernement argentin, belge, français, espagnol, allemand, etc., etc. J’ai reçu des messages de félicitations et d’encouragement, mais pas d’argent.

À ce moment-là, j’avais déjà payé la moitié du terrain et le délai immobilier expirait dans deux mois.
J’ai alors décidé de faire appel à la solidarité du peuple. L’idée de pouvoir acquérir et préserver une terre grâce aux dons de centaines de personnes me semblait fantastique, montrant ainsi le pouvoir de la collectivité.

Grâce à cette campagne, j’ai récolté 9 % de plus ! Ce fut merveilleux et incroyable ! Malgré que ce fut un peu polémique à cause de ma désorganisation (tout s’est fait de manière imprévue, résolvant sur le moment).
Dans les derniers jours du délai, avec un niveau de stress élevé, mais toujours confiant, j’ai reçu la précieuse aide de quatre membres de familles d’amis, qui m’ont prêté les 36 % restants.

Quel immense soulagement et quelle émotion d’acquérir le terrain !
Nous avons immédiatement commencé à y aller chaque semaine pour le parcourir et collecter des observations.
Ensuite, avec Luz, Jere, Vir, Kevin, Juli y Vicky, nous avons entrepris de créer une fondation pour faciliter la protection légale. Celle-ci a été mise en pause par manque d’organisation et de moyens économique (je me suis retrouvé littéralement à zéro).

J’ai alors décidé, en juin 2025, de venir travailler en Belgique pour générer les fonds nécessaires au projet.
Cette décision a été difficile à prendre ; je ne voulais pas quitter la nature pour retourner dans le tumulte européen. Mais cela devenait trop compliqué depuis l’Argentine, alors j’ai saisi l’opportunité.

Je désire de tout cœur revenir à Traslasierra et poursuivre les activités. Des centaines de personnes m’écrivent pour venir donner un coup de main ou découvrir le projet.
Mais nous avons besoin d’une base économique pour démarrer (environ 20 000 €) et rembourser ce qui a été prêté (il reste 11 000 €).

Aujourd’hui, en février 2026, je décide de relancer la campagne de dons.
Réunir les fonds à moi seul pourrait prendre des années, mais avec la contribution de personnes engagées, nous pourrions consacrer toute notre énergie et nos ressources aux activités de régénération, accélérant ainsi la protection et la restauration du territoire.

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